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Protection de la forêt

Protection de la forêt

Une priorité pour le Département

  • La protection et la valorisation de la forêt

Le Var est couvert à 62% par ses massifs forestiers méditerranéens patrimoniaux et fragiles. Le Var est le deuxième département de France en taux de boisement.

La politique de la forêt du Département s'articule autour de deux axes stratégiques : la Défense de la Forêt Contre les Incendies (D.F.C.I.) et le développement durable forestier.

En matière de DFCI, l'accent est porté sur la qualité des infrastructures DFCI couvrant le département et sur l'organisation des acteurs.

Les objectifs attendus par le Département sont les suivants :
- améliorer l'accompagnement des maîtres d'ouvrage des plans intercommunaux de débroussaillement et d'aménagement forestiers (pidaf), par une démarche territoriale et contractualisée.
- mettre en place une concertation institutionnelle efficace de l'ensemble des acteurs de la prévention et de la lutte (comité technique départemental) et sensibilisation des occupants de bâtiments de secteurs sensibles à l'incendie.
- soutenir les actions de lutte contre l'incendie.

  • Création de comités de secteur sur les communes 

Qu'est-ce qu'un comité de secteur ?

Pour coordonner les différents acteurs locaux de la prévention et la lutte des feux de forêt, le département du Var propose la mise en place de comités de secteur auprès des communes : des outils de travail communs entre les différents services, associations et institutions en charge de la prévention et la lutte contre les incendies.

La démarche des comités de secteur, initiée par le Département en 2004, s'est mise en œuvre dans plus de 50 communes. Cet organe technique œuvre autour et à la demande du maire, pour aider à améliorer les actions de préventions à l'échelle de son territoire en prenant en compte les spécificités de chaque commune face au risque « feu de forêt ».

Plusieurs actions locales découleront de cette collaboration  :

- Identifier les enjeux et les zones de vulnérabilité sur le territoire communal.

- Aider à l’application des réglementations pour la sécurité des biens et des personnes (arrêté préfectoral portant sur le débroussaillement, arrêté préfectoral portant sur l’emploi du feu….).

- Aider au développement de la culture du risque feu de forêt permettant aux administrés de connaître quels sont les réflexes à avoir en cas de feu de forêts  : contribuer à diffuser au niveau local des messages de sécurité et de prévention.

- Aider à la gestion des biens et des personnes sur le territoire  : suivi des administrés exposés aux risques au cas par cas sur l’aire géographique et recensement territorial de chacun des biens vulnérables.

- Aider à la gestion de crise par l’exploitation des données développées dans les travaux précédents lors d’exercices réalisés autour du Maire.

Cette collaboration tend à mieux coordonner toutes les actions et se traduit par la prise en compte des interventions de chacun des acteurs.

Le travail de recensement des habitations soumises au risque « feu de forêt » avec une qualification sur l'état du débroussaillement et la présence d'une réserve d'eau a été entrepris. Cet outil informatisé est indispensable dans la mise en œuvre des moyens d'autoprotection (motopompes). Cette connaissance des zones d'habitat cartographiée apporte une aide précieuse aux communes pour l'application de l'arrêté préfectoral et pour le déploiement des secours lors des interventions.

Où sont-ils ?

Des conventions de mise en œuvre ont été signées avec 56 communes depuis l'été 2005 pour formaliser les comités de secteur avec les communes de : Les Adrets de l'Estérel, Ampus, Le Beausset, Callian, Claviers, Collobrières, Evenos, Fréjus, Gonfaron, Le Luc, Les Mayons, Plan d'Aups, Pourrières, Sainte Maxime et Villecroze.

D'autres communes se sont déjà portées volontaires pour engager la démarche comité de secteur : Bormes les mimosas, Le Muy …..

Leurs objectifs ?

Améliorer la protection des interfaces et la protection de l'habitat individuel :

- Aider à une meilleure application de la loi sur le débroussaillement autour des habitations.

- Diffuser au niveau local les messages de sécurité et de protection.

Aider à l'organisation et à la mise en place du dispositif d'autoprotection des zones habitées :

- Aider à répertorier au niveau de chaque commune les points sensibles, les moyens et les compétences, en vue de préparer l'intervention des équipes pour la protection de l'habitat individuel et le traitement des lisières.

- Aider les habitants des zones menacées par un incendie, notamment par un appui logistique des communes avec la fourniture de motopompes départementales.

Permettre de coordonner le rôle de chaque intervenant en prévention passive et en phase de lutte :

- Avoir un langage commun et une connaissance de tous les autres acteurs locaux, de leurs moyens et de leur compétence

- Aider à établir un ordre d'opération local recensant les moyens disponibles (matériels et humains).

Téléchargez la carte des comités de massifs

  • La protection de la forêt contre le risque incendie 

Le Département est le moteur de la mobilisation des moyens financiers des partenaires (Union Européenne, Région , Etat) :

La réalisation et le maintien en conditions opérationnelles des ouvrages de lutte contre les incendies de forêts concernent chaque année 1200 ha de débroussaillement et 60 km de travaux de piste. En plus de l'appui d'expertise de ses services, le Département réalise par ses propres moyens en régie plus de 60 km de piste en forêt chaque année. Tous ces travaux sont inscrits dans des documents de planification, les Plans Intercommunaux de Débroussaillement et d'Aménagement Forestiers (PIDAF).

La réalisation de ses propres obligations de débroussaillement :
Le Département réalise aux abords des routes départementales des travaux à caractère stratégique innovant : ils permettent aux tronçons de routes débroussaillées de jouer le rôle d'ouvrages de DFCI,appui au maillage de pistes DFCI situées dans les massifs. 900 hectares sont traitée annuellement sur un total de 3500 ha d'obligations définies par arrêté préfectoral.

Téléchargez le flyer : "Protégeons la forêt avant qu'il ne soit trop tard"

  • La surveillance des massifs forestiers 

Le Département arme 20 patrouilles forestières et 1 point haut (Le Mont Caume)  dans le cadre du dispositif de surveillance préfectoral. Les agents permanents des bases de forestiers sapeurs sont renforcés par des saisonniers et les écogardes de la Réserve Naturelle Nationale de la Plaine des Maures. Outre la surveillance et l'intervention sur les feux naissants, ils assurent des missions de sensibilisation du public et de prévention contre les incendies.
Le Département favorise une meilleure coordination des intervenants dans le dispositif de surveillance estivale en installant la coordination des patrouilles Comité Communal Feux de Forêt dans les locaux du PC forêt. Les veilleurs radio du département y assurent la coordination et la sécurité de ces patrouilles.

Liens utiles : Pour connaître les jours d'ouverture et de fermeture des massifs varois en été

  • En faveur du développement durable forestier 

Le Département conforte sa politique D.F.C.I. grâce au soutien du sylvopastoralisme et de la gestion forestière.

Le sylvopastoralisme contribue à la défense des forêts contre les incendies parce que les troupeaux consomment la strate herbacée et diminuent le volume de broussaille. Concentrés sur les zones débroussaillées des ouvrages de lutte contre les incendies de forêt, le pâturage des troupeaux diminue les coûts d'entretien de ces zones.

L'élevage varois est constitué de 250 professionnels avec un cheptel de 54 000 brebis, 5 000 chèvres, 400 bovins, 3 000 équins.
Cet élevage est basé sur l'utilisation des sous-bois dans lesquels il puise 50 % de ses besoins en pâturage. La surface pâturée représente 100 000 hectares, soit 15 % du territoire départemental et 25 % des espaces naturels (bois, landes, friches).

 

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