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Un chantier révolutionnaire

 

RD54 : des techniques respectueuses de l'environnement

Enrobés plus écologiques, recyclage de matériaux...
Le Conseil général qui gère et entretient un réseau de près de 3 000 kilomètres de routes, mise sur des techniques respectueuses de l'environnement. Des techniques qui permettent aussi de faire des économies.

À première vue, si vous empruntez la RD54 après Figanières vers Canjuers, vous aurez plaisir à rouler sur une chaussée rénovée. Ce qui est moins visible, c'est que cette route a été refaite avec une méthode innovante, particulièrement performante pour l'environnement.

Le Département a en effet directement retraité la chaussée en place. Déjà expérimenté ailleurs en France, cette technique était testée pour la 1ère fois dans notre département. Le chantier était impressionnant avec une machinerie de presque 40 mètres de long venue du sud-ouest !
Concrètement, les machines ont procédé en chaîne au rabotage de la couche de roulement, à la fragmentation des granulats récupérés. Ils ont été traités dans la foulée avec une émulsion eau/bitume, éventuellement corrigés par l'apport de nouveaux granulats, avant d'être de nouveau répandus sur la chaussée.

Entre la dépose et la pose du nouveau revêtement, quelques minutes seulement. Au total, l'intervention a duré moins de 2 semaines pour 3 kilomètres et la route n'a jamais été coupée.
"En plus de l'avantage pour l'usager, le procédé recycle tous les matériaux", expliquent les responsables du chantier de la direction des routes du Conseil général. "On évite l'encombrement des décharges et la raréfaction des ressources naturelles. L'économie représente pour cette opération 12 000 tonnes de granulats neufs et autant financièrement. Et puis on supprime les allers-venues de camions– et donc les gaz à effet de serre et la consommation d'énergie pour le transport." Pour optimiser le déplacement de la machinerie, le prestataire a regroupé plusieurs chantiers. Seule contrainte : rénover au minimum de 1,5 km de route sans regards en surface.

Si cette opération illustre parfaitement la convention d'engagement volontaire pour le développement durable dans les travaux routiers signée en 2010 par le Département et les organisations professionnelles locales, ce n'est pas la seule.

Depuis 2011, le Conseil général a généralisé la réutilisation de tous les matériaux bitumeux issus du rabotage des chaussées. Sauf s'ils présentent une toxicité, plus rien ne se perd.
Même chose pour valoriser les matériaux inertes issus de chantiers des bâtiments et travaux publics.

La RD25, par exemple, l'un des plus gros chantiers menés ces dernières années entre Le Muy et Sainte Maxime, a permis de recycler la plupart des déblais.
À Pierrefeu, des mâchefers non dangereux issus de l'usine d'incinération de Lagoubran à Toulon ont été utilisés pour la rénovation de la RD 14 et la création d'un giratoire.

Le Département privilégie aussi les enrobés tièdes ou froids pour renouveler les couches de surface. Sans surcoût et sans conséquence sur la durée de vie des chaussées, ils participent aussi à réduire les gaz à effet de serre, la consommation d'énergie... Et ils améliorent les conditions de travail des ouvriers qui les répandent !

  • Reportage vidéo :

 


Var - la remise en état de la RD 54, un... par departementduvar