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Volontiers rebelle et jaloux de son indépendance, profondément imprégné de civilisation romaine, le Var déroule au fil des siècles une histoire contrastée, souvent à contre-courant de la France.
Menacée par les brigands et les pirates, décimée par les épidémies et délaissée par un pouvoir central qui ne rêve que de conquêtes territoriales, la population provençale du Var, devenue française en 1481, apprend à se structurer en communautés, à organiser elle-même sa défense. Ce pays de petits bourgs autonomes, davantage tournés vers l'Italie que vers Paris, ne peut ignorer longtemps l'encombrante vocation militaire nationale dévolue au port de Toulon depuis Henri IV.

Paysans et marins se partagent cette terre ancrée au bord de la Méditerranée mais bordée de massifs forestiers, balayée par le mistral et inondée de soleil. Le savant Peiresc, l'artiste Puget, le marin Suffren, les
politiques Ollivier ou Clémenceau y bâtissent leurs légendes. Les chantiers navals concurrencent la triade agricole : vigne, olivier, céréales.

L'arrivée du chemin de fer entraîne la société dans la civilisation du loisir. Le monde de la terre vole au secours de la République, terrassée par le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851. La flotte de Toulon préfère se saborder plutôt que de se livrer aux Allemands en 1942. En deux mille ans de grands et petits évènements, les Varois ont tissé l'histoire de ce département riche de brassages et de métissages.

Sources : Var, Terre d'Histoire - Actes Sud