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Développement durable et routes

 

 

Le Département du Var a signé en juillet 2010 une convention d’engagement volontaire avec les acteurs de la profession routière. Dans la lignée du Grenelle de l’environnement, cette convention fixe des objectifs ambitieux pour lutter contre le changement climatique, préserver la biodiversité et les milieux naturels, prévenir les risques pour l’environnement et la santé, et promouvoir les modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l’emploi.

Les principaux engagements portent notamment sur :

- le remploi et la valorisation, à 100 % à l’horizon 2020, des matériaux géologiques naturels excavés sur les chantiers,
- le recyclage à 100 % des matériaux issus de la déconstruction routière (anciennes couches de matériaux contenant du bitume),
- la préservation de la biodiversité et des milieux naturels,
- la réduction de 33 %, à l’horizon 2020, des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités de construction et d’entretien de la route,
- la réduction de la consommation d’eau sur les chantiers,
- l’accroissement de la performance environnementale de la route, en favorisant des solutions environnementales innovantes,
- l’amélioration de la sécurité routière, des personnels travaillant sur les chantiers, des usagers et des riverains.

Porté par cette convention et en tant que grand donneur d’ordre public du secteur de la construction routière dans le Var, le Département se doit donc d’être exemplaire dans les clauses qu’il impose aux entreprises réalisant pour son compte des travaux de construction routière.

Il insère donc systématiquement dans ses marchés publics de travaux routiers des clauses environnementales regroupées dans un « Cahier des Clauses Environnementales Générales » qui balaye l’ensemble des aspects environnementaux devant être respectés durant l’exécution du chantier :

- l’insertion du chantier dans le site,
- la protection du milieu naturel,
- les émissions sonores et les vibrations,
- la gestion et l’élimination des déchets de chantier,
- le rejet des effluents de chantier,
- la pollution atmosphérique,
- le respect du patrimoine et de l’archéologie.

  • Environnement et Paysages

Depuis 2005, le Département développe des pratiques environnementales pour ses aménagements routiers paysagers :
- Choix de végétaux indigènes associant les plantes mellifères,
- Paillage minéral et bois permettant de conserver l'humidité au pied des plantations et de réduire le développement des adventices (le paillage minéral provient de carrières proches des aménagements paysagers afin de réduire les coûts de transports ainsi que les émissions de gaz à effet de serre),
- l'arrosage automatique goute à goute nécessaire les deux premières années pour assurer la pérénité des végétaux dans le temps,
- transplantation d'arbres remarquables,
- récupération des terres végétales, suite à des travaux de terrassement des routes départementales,
- amendement 100% végétal (issu de la récupération de déchets verts).
Les travaux d'aménagement sont réalisés en étroite coopération avec les communes qui assurent après convention avec le Département, l'entretien des aménagements routiers paysagers.

  • RD54 : un exemple de techniques respectueuses de l'environnement

Enrobés plus écologiques, recyclage de matériaux...
Le Département qui gère et entretient un réseau de près de 3 000 kilomètres de routes, mise sur des techniques respectueuses de l'environnement. Des techniques qui permettent aussi de faire des économies.

À première vue, si vous empruntez la RD54 après Figanières vers Canjuers, vous aurez plaisir à rouler sur une chaussée rénovée. Ce qui est moins visible, c'est que cette route a été refaite avec une méthode innovante, particulièrement performante pour l'environnement.

Le Département a en effet directement retraité la chaussée en place. Déjà expérimenté ailleurs en France, cette technique était testée pour la 1ère fois dans notre département. Le chantier était impressionnant avec une machinerie de presque 40 mètres de long venue du sud-ouest !
Concrètement, les machines ont procédé en chaîne au rabotage de la couche de roulement, à la fragmentation des granulats récupérés. Ils ont été traités dans la foulée avec une émulsion eau/bitume, éventuellement corrigés par l'apport de nouveaux granulats, avant d'être de nouveau répandus sur la chaussée.

Entre la dépose et la pose du nouveau revêtement, quelques minutes seulement. Au total, l'intervention a duré moins de 2 semaines pour 3 kilomètres et la route n'a jamais été coupée.
"En plus de l'avantage pour l'usager, le procédé recycle tous les matériaux", expliquent les responsables du chantier de la direction des routes du Conseil général. "On évite l'encombrement des décharges et la raréfaction des ressources naturelles. L'économie représente pour cette opération 12 000 tonnes de granulats neufs et autant financièrement. Et puis on supprime les allers-venues de camions– et donc les gaz à effet de serre et la consommation d'énergie pour le transport." Pour optimiser le déplacement de la machinerie, le prestataire a regroupé plusieurs chantiers. Seule contrainte : rénover au minimum de 1,5 km de route sans regards en surface.

Si cette opération illustre parfaitement la convention d'engagement volontaire pour le développement durable dans les travaux routiers signée en 2010 par le Département et les organisations professionnelles locales, ce n'est pas la seule.

Depuis 2011, le Conseil général a généralisé la réutilisation de tous les matériaux bitumeux issus du rabotage des chaussées. Sauf s'ils présentent une toxicité, plus rien ne se perd.
Même chose pour valoriser les matériaux inertes issus de chantiers des bâtiments et travaux publics.

La RD25, par exemple, l'un des plus gros chantiers menés ces dernières années entre Le Muy et Sainte Maxime, a permis de recycler la plupart des déblais.
À Pierrefeu, des mâchefers non dangereux issus de l'usine d'incinération de Lagoubran à Toulon ont été utilisés pour la rénovation de la RD 14 et la création d'un giratoire.

Le Département privilégie aussi les enrobés tièdes ou froids pour renouveler les couches de surface. Sans surcoût et sans conséquence sur la durée de vie des chaussées, ils participent aussi à réduire les gaz à effet de serre, la consommation d'énergie... Et ils améliorent les conditions de travail des ouvriers qui les répandent !

  • Reportage vidéo :


Var - la remise en état de la RD 54, un... par departementduvar