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Utilisées pour l’alimentation en eau potable

126 millions de m3 ont été prélevés en 2009 pour l’alimentation en eau potable des communes du Var ! 

L’eau prélevée a plusieurs origines. Il peut s’agir d’une eau de surface, prise en rivière, retenues, ou d’une eau souterraine du type nappe alluviale, l’eau circule dans les alluvions d’un cours d’eau, ou du type nappe karstique, l’eau circule dans les fissures des roches calcaires. 


L’origine des eaux prélevées pour l’alimentation en eau potable

Les volumes prélevés pour la production d’eau potable dans le Var en 2009 sont de l’ordre de 126 millions de m3. La moitié de ces volumes provient d’eau de surface, l’autre moitié est issue des nappes karstiques, pour 33%, et des nappes alluviales pour 14%.

Environ la moitié des communes du Var, soit 55 %, utilisent exclusivement des ressources en eau souterraine pour l’alimentation en eau potable. Seulement 11 % des communes sont alimentées par de l’eau de surface exclusivement.


Les eaux souterraines dans le Var

Les différentes zones du Var n'ont pas le même potentiel aquifère. On appelle « aquifère » une formation géologique contenant de façon temporaire ou permanente de l'eau. Elle est constituée de roches perméables et capable de la restituer naturellement et/ou par exploitation.
- le nord et l'ouest du Var, calcaires, ont une ressource souterraine abondante
- plusieurs nappes alluviales aux embouchures des principaux fleuves présentent un fort potentiel aquifère
- l'est et le sud-est, cristallins ou volcaniques, sont en grande partie imperméables, leurs ressources proviennent des retenues de surface.

- Les nappes karstiques en pays calcaires
Ces nappes de capacité très variable ont l’avantage d’être présentes dans la plupart des secteurs du département et notamment où il n’existe aucune eau de surface. Ces eaux sont en général distribuées après une simple stérilisation. L’impluvium est très souvent constitué par des massifs forestiers en zone naturelle ce qui facilite la préservation de la qualité des ressources.
Elles représentent 33 % des volumes prélevés pour l’alimentation en eau potable, mais 83 % des points de captage !
Sous réserve de bien connaître les impacts du prélèvement sur les eaux de surface notamment en période d’étiage, ces ressources peuvent être davantage exploitées.
Le coût qui résulte des travaux de recherche, de réalisation et d’équipement du forage est très variable selon les caractéristiques des terrains traversés, la profondeur de la nappe et l’éloignement des zones de distribution.
- Les nappes alluviales
Ces nappes, présentes dans les alluvions qui accompagnent les principaux fleuves du département, sont exploitées au maximum de leurs capacités. Les prélèvements pour l’irrigation et pour les usages domestiques entrent parfois en concurrence de façon vive, pour l’Argens et le Gapeau notamment.
Les prélèvements en nappe alluviale pour l’alimentation en eau potable représentent 9% des points de prélèvements mais 14 % des prélèvements en volume.


Les eaux de surface

Bien que le Var soit naturellement bien pourvu en eau souterraine, les eaux de surface représentent la moitié des ressources d’eau potable. Les eaux de surface sont de moins bonne qualité que les eaux souterraines car elles ne sont pas filtrées par le milieu naturel et sont vulnérables aux pollutions. Ces eaux de surface proviennent essentiellement de plusieurs retenues :
- Retenue du Verdon : l’eau est transportée grâce aux ouvrages de la Société du Canal de Provence (SCP) vers une grande partie des communes des bordures occidentale et littorale du département jusqu’à la Môle. La liaison Verdon/Saint-Cassien/Ste Maxime permettra bientôt d’alimenter également l’Est varois et le Golfe de Saint-Tropez à partir de cette retenue.
- Lac de Saint-Cassien : cette retenue stocke surtout des eaux dérivées de la Siagne. L’eau est conduite dans le sud-est du département et vers l’aire dracénoise grâce aux ouvrages de la société du canal de Provence.
- Lac de Sainte-Suzanne : situé sur la commune de Carcès, cette retenue alimentée par le Caramy et l’Issole appartient à la ville de Toulon. C’est la deuxième ressource après le Verdon, en terme de quantité, exploitée dans le département pour l’alimentation en eau potable. Cela représentait 18 millions de m3 prélevés en 2009, soit 14 % des volumes totaux prélevés pour l’alimentation en eau potable.
- Retenue de Dardennes : Elle est utilisée pour l’alimentation en eau potable de la ville de Toulon à qui appartient l’ouvrage.
- Retenue de La Verne : cette retenue appartient au Syndicat Intercommunal de Distribution d’Eau de la Corniche des Maures dont elle constitue une des principales ressources.