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L’entretien de l’Argens

 

Améliorer la qualité de l'eau

Depuis 20 ans, le Département du Var initie des travaux d’entretien sur le fleuve Argens. Ces travaux annuels facilitent les écoulements à l’occasion des petites crues. Pour les crues plus importantes, seule une gestion adaptée de l’occupation des sols permet d’anticiper les risques liés aux inondations. En ce sens, les zones d’expansion de crues de l’Argens et de ses affluents ont été identifiées et cartographiées.

Ce fleuve du Var est le support de très nombreux usages : réception et dilution des rejets de stations d’épuration, irrigation des terres, canoë-kayak, balades… Bien que l’Argens soit un fleuve non domanial, dont les berges appartiennent aux propriétaires riverains jusqu’au milieu du cours d’eau, le Conseil départemental intervient, dans l’intérêt de tous, pour en assurer l’entretien et par-là même améliorer la qualité de l’eau.

La ripisylve, forêt riveraine du cours d’eau, a également un rôle extrêmement important. Parmi ses multiples fonctions, elle permet :

- le maintien et la solidité des berges par l’entrelacs des racines
- à la rivière de bénéficier d’un ombrage et d’une température fraîche favorable à la truite, à de nombreuses larves d’insectes, etc. Elle fait de l’Argens une particularité régionale (avec les Sorgues) : un cours d’eau méditerranéen permanent qui peut abriter une flore et une faune typiques de conditions plus fraîches !
- le refuge de nombreuses espèces animales comme les oiseaux, les petits mammifères, les insectes
- l’épuration des apports polluants des espaces environnants qu’ils viennent de l’amont par les rejets de stations d’épuration, ou qu’ils viennent des espaces agricoles cultivés en bordure de cours d’eau
- la structuration du paysage.

Les plantes envahissantes

Quelquefois certaines espèces extérieures trouvent les conditions idéales pour se développer. Elles prennent toute la place en réduisant la biodiversité : on parle d’espèces envahissantes ou invasives. Sur l’Argens, les plus répandues sont la Jussie et la Renouée du japon.

La vitesse de prolifération de la Renouée du Japon peut engendrer des colonisations extrêmement rapides sur des surfaces très importantes. La biodiversité mais également l’économie locale peut aussi en souffrir, avec une intrusion massive de cette espèce dans les cultures.

Il est devenu impératif d’estimer le niveau de contamination. Une étude de localisation de l’ensemble des espèces invasives considérées comme nuisibles a donc été lancée courant 2011 avec l’appui financier de l’Etat. Le diagnostic réalisé aboutira à des propositions d’éradication qui seront ensuite présentées aux riverains et communes concernés.

Les classes Argens

Le Département du Var met à disposition des enseignants du cycle 3 et des collèges, un animateur pour accompagner leurs projets sur l’eau autour du fleuve Argens et de son bassin-versant.

Les thématiques abordées sont multiples et variées :

- le cycle de l’eau (naturel et urbain),
- le bassin-versant,
- les milieux aquatiques,
- la faune aquatique et terrestre,
- Natura 2000,
- la qualité de l’eau,
- la ressource en eau ,
- l’épuration,
- les crues,
- le patrimoine,
- l’agriculture,
- la géologie…

Des classes Argens spécifiques au risque inondation

Il est proposé aux écoles élémentaires et aux collèges du bassin versant de l’Argens, ou d’un de ses affluents, une animation afin
- d’élaborer une présentation des zones inondables
- de prendre conscience de ce risque et des enjeux sur leur propre commune.

Différentes phases dans ce travail :
- les enfants enquêtent sur le terrain (histoire des crues, identification des zones inondables, rencontre des élus, des équipes de secours)
- ils rédigent un document de synthèse sur un support de leur choix
- à l’aide d’un jeu de rôle, ils mettent en pratique une gestion cohérente du territoire
- ils peuvent présenter, le jour-même, leur document de synthèse lors d’une réunion publique avec une démonstration du jeu de rôle auxquel les habitants et les élus pourront participer.

Une « transmission au fil de l’eau » serait intéressante : les élèves pourraient porter, à pied et en suivant le cours d’eau, les informations qu’ils auront récoltées à une classe, sélectionnée en aval de leur commune. Un point de rencontre serait organisé avec échanges et pique-nique.

Enfin, l’idée est de profiter de tout ce travail pour le communiquer dans l’école, dans le collège, au plus grand nombre…